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Thématique

Le retour en grâce du design Art Déco français

Publié le 3 juillet 2026 · Art Déco & Design du XXe siècle

L'essentiel

  • Consoles en placage précieux, fauteuils en cuir et métal chromé : trois pièces qui illustrent l'engouement retrouvé pour le mobilier des années 1920-1930.
  • Vente : Art Déco & Design du XXe siècleMaison Belleval — Hôtel des Ventes (Lyon), le 24 septembre 2026
  • Lot 12Console Art Déco en placage de palissandre : estimation 3 000-5 000 €
  • Lot 18Paire de fauteuils en cuir et métal chromé : estimation 1 200-1 800 €
  • Lot 31Bureau plat en bois noirci et laiton : estimation 6 000-9 000 €

Le mobilier Art Déco confirme son retour en grâce auprès des amateurs, porté par une génération de collectionneurs sensibles aux lignes géométriques et aux matériaux nobles de l'époque. Trois pièces proposées prochainement à la vente illustrent cette tendance, chacune représentative d'une facette différente de l'ébénisterie française du XXe siècle.

Une console en placage de palissandre, dans la veine de Jules Leleu

Piètement fuselé en laiton, plateau de marbre veiné : cette console d'entrée, attribuée à l'atelier Jules Leleu, est estimée entre 3 000 et 5 000 €. Fondée à Boulogne-sur-Mer puis installée à Paris, la maison Leleu s'impose dans l'entre-deux-guerres comme l'une des références de l'ensemblier français, travaillant aussi bien pour des particuliers fortunés que pour des commandes officielles (paquebots, ambassades). Cette console témoigne du soin apporté aux bois précieux — palissandre, amboine, loupe d'orme — qui caractérise la production de l'atelier durant les années 1930.

Une paire de fauteuils dans l'esprit Adnet

Structure en métal chromé et assise en cuir fauve : un modèle emblématique du mobilier fonctionnel d'après-guerre, estimé 1 200 à 1 800 €. Jacques Adnet, formé aux Ateliers de la Compagnie des Arts Français puis directeur artistique de la Compagnie des Arts Français à partir de 1928, développe un vocabulaire plus dépouillé que ses aînés Art Déco : le cuir piqué sellier et le métal chromé remplacent peu à peu les bois exotiques, annonçant les lignes du design d'après-guerre.

Un bureau plat dans le goût de Ruhlmann

Bois noirci et ornementation de laiton ciselé, plateau gainé de cuir vert — la pièce la plus ambitieuse de cette sélection, estimée entre 6 000 et 9 000 €. Émile-Jacques Ruhlmann reste, un siècle plus tard, la référence la plus citée de l'ébénisterie Art Déco française, et les pièces qui s'inscrivent dans son sillage stylistique continuent de structurer les ventes consacrées à cette période.

Pourquoi ce retour en grâce maintenant ?

Après une génération où le design des années 1950-1970 a concentré l'essentiel de l'attention des jeunes collectionneurs, le mobilier Art Déco historique retrouve un public qui apprécie à la fois la qualité d'exécution de ces pièces — bois massifs, ferrures ciselées à la main — et leur capacité à s'intégrer à des intérieurs contemporains plus dépouillés.

Ces trois lots seront présentés à la vente "Art Déco & Design du XXe siècle" organisée par la Maison Belleval le 24 septembre à Lyon.

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